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Conséquences


En restant sans érection dans les premiers mois après l’opération, et même une fois la récupération nerveuse obtenue, la verge va subir des modifications hémodynamiques (liées aux facteurs régissant la circulation du sang) pouvant affecter définitivement la fonction érectile.

L’absence d’innervation entraîne une diminution du débit artériel destiné aux corps caverneux, aboutissant à une hypoxie (diminution de la quantité d’oxygène dans les tissus), laquelle engendre une diminution des cellules musculaires dans les corps caverneux, conduisant à une fibrose des tissus (transformation) qui perdent leur souplesse, donc leur capacité à se remplir de sang.


Cette situation prolongée peut entraîner une ischémie chronique des corps caverneux (diminution ou interruption de l’irrigation sanguine).


En se pérennisant, cette ischémie accélère la fibrose des tissus caverneux avec pour conséquence de diminuer la longueur du pénis et sa propension à gonfler.


Ce phénomène s’accroît et s’aggrave de lui-même tant que la récupération nerveuse n’est pas obtenue.


Comme toute situation de disfonctionnement érectile organique, l’aspect psychique (purement mental) joue un rôle aggravant. Le patient peut être envahit par une angoisse de non-performance gênant la bonne reprise d’une activité sexuelle, surtout en cas de réapparition tardive des érections.

Cette angoisse peut aussi aboutir à un phénomène de rejet pur et simple de toute activité sexuelle (ne serait-ce que par crainte de ne pas se sentir à la hauteur et de déplaire à sa partenaire).


En conclusion, même en cas de conservation des nerfs érecteurs, de nombreux facteurs font que le retour à des érections naturelles est hypothétique.

Nous pensons qu’il n’y a pas 10 % d’opérés à avoir cette ‘’chance’’.


Si les 2 bandelettes sont sectionnées, le patient ne pourra jamais retrouver d’érections naturelles.



Causes possibles


Les principaux paramètres à prendre en compte quant aux risques d’abîmer ou de couper ces bandelettes sont :

- l’expérience et l’habileté du chirurgien dans sa technique habituelle,

- le degré de saignement du patient qui entraîne une plus ou moins bonne vision pendant l’opération, et des adhérences ensuite.

- les bandelettes peuvent être plus ou moins collées à la prostate,

- l’étirement, la torsion auxquels sont soumises ces bandelettes pendant la dissection de la prostate,

- le fait qu’en cas de doute sur l’étendue du cancer, le chirurgien privilégiera la vie future du patient au détriment de tout le reste, donc au détriment des érections.



J’ai des érections de nuit et pas de jour ?


C’est le cas de nombreux opérés de s’interroger sur le pourquoi de leurs érections nocturnes et pas diurnes.


Il est important de savoir que l’érection est due à une relaxation ! Et non pas à une tension.


L’impact du psychisme est donc primordial, et la nuit, période ou l’homme est au repos, sans inhibition, le mécanisme, dont le système parasympathique est prédominant, peut fonctionner librement en demandant moins d’impulsions nerveuses.

De plus,  le taux de testostérone dans le sang (hormone masculine par excellence) est généralement plus élevé pendant la nuit que le jour.


En conclusion, nous produisons plus de secrétions hormonales adéquates la nuit et une levée des inhibitions cérébrales font qu’il suffit (par exemple) de 20 % d’influx nerveux pour obtenir une érection quand il en faudrait 100 % en période consciente.


Après une prostatectomie, nerfs érecteurs traumatisés ou abîmés, c’est le même raisonnement qui s’applique dans un schéma aggravé.



Ils ont été cités lors du Congrès d’Urologie de 2008

(Extraits d’urologues réputés)


Le mécanisme principal de la dysfonction érectile correspond aux lésions neurologiques périphériques : nerfs caverneux, fibres sensitives. Le mécanisme est le plus souvent une section nerveuse mais on incrimine aussi des lésions de coagulation, d’étirement, d’écrasement entraînant une neurapraxie (Walsh PC J Urol 2007).


Avec un recul de plus d’un an, le taux d’érections est superposable quel que soit la voie chirurgicale ouverte ou coelioscopique (Levinson AW J Urol 2008, Chabert CC BJU Int 2008).


L’utilisation du robot ne semble pas donner de résultats supérieur en terme de préservation de l’érection (Mendiola FP - Journal of endourology, 2008, Tewari A – BJU Int, 2008, Ahelering TE – Journal of Endourology 2008, Berryhill R – Urology 2008).


La comparaison des résultats des différentes voies d’abords (ouverte, laparoscopique et robot assistée) ne permet pas, aujourd’hui, de recommander l’une d’entre elles pour ce qui concerne la récupération de la fonction érectile.


Les modifications tissulaires sont significatives dès le 2° mois post-opératoire : diminution des cellules musculaires lisses, augmentation des fibres collagènes, diminution des fibres élastiques (Iacono, J Urol 2005).



Et après Radiothérapie :


Le mécanisme des dysfonctions érectiles post-radique (DE) est lié à la fibrose et aux altérations vasculaires que la radiothérapie entraîne.

Les zones les plus exposées sont le bulbe spongieux, les bandelettes vasculo-nerveuses, et les artères pudendales.


Les dysfonctions érectiles se stabilisent ensuite et atteignent dans les différentes études 60 à 70%. JL Achard Clermont-Ferrand.



Il n’y a pas de miracles, quelle que soit la méthode choisie, pour des tumeurs intra-prostatiques !

Pénis et prostate : schéma de principe des réseaux vasculaires et nerveux superficiels.



Les nerfs érecteurs, ou bandelettes neuro vasculaires, sont composés de filets nerveux et d’artères servant à amener le sang dans la verge.

Ils véhiculent l’influx nerveux commandant les corps caverneux du pénis qui provoquent l’érection en se remplissant de sang.


Même conservées, ces bandelettes de par leur extrême finesse sont traumatisées par le simple fait de les latéraliser (écarter) lors de l’ablation de la prostate; celles-ci présenteront alors un traumatisme entraînant un disfonctionnement érectile au cours de la période post-opératoire.

Ce disfonctionnement est dû à la neurapraxie (atteinte réversible des nerfs caverneux contenus dans les bandelettes).


De plus, ces bandelettes ont des ramifications qui enserrent la prostate.

Il convient donc de couper ces ramifications pour libérer celle-ci.

Le dessin de principe ci-dessous montre l’ensemble des dissections nécessaires, dont celles concernant les ramifications nerveuses et vasculaires des bandelettes.

Une nouvelle raison de traumatiser les filets principaux.

Nerfs érecteurs et érections après prostatectomie et radiothérapie

Pourquoi le pénis rétrécit après l’opération du cancer de la prostate


Ce qu’il faut savoir !



Questions fréquentes :


Le chirurgien m’a dit avoir conservé mes nerfs érecteurs et je n’ai plus d’érections ?


Pourquoi ai-je des érections de nuit et pas de jour ?


Les circuits nerveux de l’érection ne sont pas encore complètement connus et leur cheminement n’est pas réellement identique selon les individus.

De plus, des chirurgiens-urologues reconnaissent ne pas visualiser franchement ces veines nerveuses pendant l’opération.



Pourquoi cela ne fonctionne plus…

Création: Jean Frichet - Réalisation: Jacques Stevens

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