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[Association L'homme et sa prostate]

PHYSIOPATHOLOGIE


Les mécanismes principaux de l’incontinence urinaire, liés à la réalisation correcte de la prostatectomie, sont le raccourcissement de l’urètre et une altération du sphincter vésical situé à la partie supérieure de la prostate.

Ainsi, le contrôle sphinctérien postopératoire nécessite l’apprentissage d’une nouvelle coordination neuromusculaire, d’autant mieux assimilée que les patients sont jeunes. Les mécanismes de l’incontinence urinaire liée à l’insuffisance sphinctérienne ne sont pas encore totalement élucidés car probablement multiples : atteinte musculaire, neurologique ou encore vasculaire.

Ainsi dans la majorité des cas, le sphincter strié (inférieur) fonctionne normalement : les patients peuvent interrompre le jet d’urine par sa contraction volontaire. Cette incompétence de l’appareil sphinctérien se manifeste cliniquement par des fuites urinaires à l’effort pour des efforts physiques plus ou moins importants entraînant une augmentation de la pression abdominale.

L’interrogatoire note fréquemment une majoration progressive des symptômes au cours de la journée . Dans les cas les plus graves, le simple passage de la position assise à la position érigée suffit à entraîner une fuite urinaire.


Ce mécanisme n’est pas le seul, mais il est présent dans plus de 75% des cas et surtout dans tous les cas d’incontinence urinaire sévère.

Les autres mécanismes sont une hyperactivité du muscle vésical détrusor et une perte de compliance de la vessie liée à son absence de réplétion en raison de l’incontinence. Ce phénomène se traduit par une augmentation de la fréquence mictionnelle et des envies qui peuvent être extrêmement pressantes pour un volume uriné relativement faible.


Ndlr :

- Muscle vésical détrusor = dôme ou enveloppe de la vessie

- Compliance = Aptitude d'une cavité organique à changer de volume sous l'influence d'une variation de pression

- Pour plus de détail : http://pagesperso-orange.fr/asl.spastic/fichierslies/vesneuro.htm



EXPLORATIONS


Comme toute pathologie fonctionnelle, le patient arrive souvent à la consultation avec le diagnostic, sui dans le contexte est évident.

L’objectif du clinicien est donc avant tout d’objectiver et surtout d’évaluer le retentissement de l’incontinence urinaire. Les solutions thérapeutiques sont en effet directement corrélées à la sévérité de l’incontinence urinaire. Ceci explique ainsi que la perte accidentelle de quelques gouttes d’urines au cours de l’activité physique soit fréquente (fuites d’effort), nécessitant souvent l’utilisation d’une protection. Les coquilles absorbantes, transformant l’urine en gel, sont particulièrement adaptées à ces fuites accidentelles.


Les explorations comprennent un interrogatoire avec des questionnaires validés(le plus souvent utilisés dans le cadre de protocole de recherche clinique), un test d’incontinence (poids de protection après une période d’effort), une fibroscopie rétro vésicale pour éliminer un éventuel rétrécissement de l’anastomose urétro vésicale  et un bilan urodynamique pour objectiver et quantifier l’insuffisance sphinctérienne et rechercher une hyperactivité du détrusor potentiellement associée.


Une incontinence urinaire sévère se caractérise par l’utilisation de plus de 3 protections par jour avec un test d’incontinence montrant des pertes de plus de 20 g en 1 heure.



MOYENS THERAPEUTIQUES


Ces moyens sont décrits de façon illustrée dans le chapitre pertes urinaires

Troubles de la continence urinaire après prostatectomie


Extrait du livre « Le cancer de la prostate prise en charge de la maladie et de ses séquelles » par les Dr COSSET, CUSSENOT, HAAB. John LIBBEY éditions – 2007.



RAPPEL : physiologie de la continence urinaire


La prostate au sein du petit bassin est étroitement intriquée avec les structures musculaires (sphincters) qui entourent l’urètre et assurent la continence urinaire en le comprimant.

A la partie supérieure de la prostate, appelée base, elle est insérée sur le col de la vessie. A ce niveau existe un épaississement circulaire de fibres musculaires striées constituant un sphincter à commande involontaire, réflexe.

A son extrémité inférieure, appelée apex, l’urètre est entouré par un autre sphincter, formé de fibres musculaires lisses à commande volontaire.

Création: Jean Frichet - Réalisation: Jacques Stevens

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