[creation site internet] [creation site web] [logiciel creation site] []
[Association]
[Association]
[Association]
[Association]
[]
[Association L'homme et sa prostate]

Les traitements de la prostate

La chirurgie

© Jean Frichet

41

 42

La chirurgie du cancer

de la prostate, appelée

 prostatectomie radicale,

 est le traitement curatif

de référence pour les

cancers localisés

dans la glande.

© Jean Frichet

Objectif 

« Eradiquer définitivement le cancer de la prostate avec des limites en tissu sain »

On retire toute la prostate ainsi que les vésicules séminales.

L’acte chirurgical s’effectue au plus près de la prostate pour chercher à préserver le système sphinctérien et les bandelettes neuro-vasculaires (ou nerfs érecteurs) dont dépend la capacité et la qualité d’avoir des érections naturelles.

Principe de conservation des bandelettes

Qu'elle que soit l'équipe, le lieu et la méthode, toute intervention

chirurgicale comporte des risques opératoires et anesthésiques

© Jean Frichet

43

Variantes techniques

de la prostatectomie

Il existe 3 techniques chirurgicales pour réaliser une prostatectomie radicale.


Elles diffèrent principalement par leurs voies d’accès :

 par la voie rétro-pubienne (à ‘’ciel ouvert’’)

par la voie périnéale (entre bourses et anus)

  (peu pratiquée aujourd’hui)

par la voie laparoscopique, appelée aussi ‘’sous cœlioscopie’’ (opération mini-invasive sous contrôle monitoral). Cette technique peut être assistée par robot (le temps d’opération est plus court).

L'expérience et la maîtrise du chirurgien

dans sa technique chirurgicale habituelle

sont les facteurs de réussite les plus importants

© Jean Frichet

44

Principe opératoire

Valable pour les 3 techniques

En préambule à la prostatectomie

(sauf par voie périnéale),

il est fait un prélèvement et une analyse des ganglions de la zone prostatique afin de rechercher une éventuelle extension

des cellules cancéreuses.

Un résultat positif pourra orienter le chirurgien vers un autre type de traitement ou une future association avec une radiothérapie sur la zone.


La prostate est disséquée à ses 2 extrémités autour de la sonde vésicale.

La veine dorsale, les canaux déférents et les nerfs prostatiques sont coupés.


Le sphincter vésical est supprimé.

© Jean Frichet

45

Réveil après une prostatectomie

Détail de la jonction urètre – vessie.

Mise en place d’un drain et d’une sonde vésicale après prostatectomie radicale.

Comme après toute intervention chirurgicale, le réveil s’effectue sous surveillance.

Le patient devra supporter :

  • Une sonde urinaire le temps que la cicatrisation de la jonction urètre–vessie se fasse.
  • Un drain pelvien qui assure le drainage des épanchements sanguins.
  • Une perfusion au bras par laquelle passe les antalgiques, éventuellement des antibiotiques et une alimentation liquide.

Sonde urinaire et drain sont auto-lubrifiés et se retirent sans douleur.

© Jean Frichet

46

Problèmes communs aux prostatectomies

Difficultés à confectionner l’anastomose

Il peut se former un bourrelet cicatriciel au point de jonction, appelé sténose de l’anasto-mose, qui empêche le sphincter de bien fonctionner.

Cette sténose peut être due à une faiblesse des coutures ou

à des pertes sanguines.

On y remédie par incision endoscopique du bourrelet formé.

Le fait d’enlever la prostate oblige à supprimer la partie d’urètre qui la traverse. Il faut donc raccorder l’urètre du côté pénis à la vessie par points de suture effectués en fil résorbable.

Cette jonction s’appelle l’anastomose

(réunion de 2 conduits), qui se déroule en 3 temps (voir ci-dessus). Cette opération est délicate à réaliser, et 5 % des patients présentent des fuites anastomotiques.

© Jean Frichet

47

Problèmes communs aux prostatectomies

Difficultés à conserver les bandelettes

Les bandelettes neuro-végétatives (pédicule contenant une artère et des nerfs) sont plus ou moins collées aux flans de la prostate, avec de nombreuses ramifications vers celle-ci.

Ces ramifications seront coupées, et cette dénervation suffit en elle-même à traumatiser l’ensemble de ce réseau nerveux commandant l’érection.

Le but de la prostatectomie étant de préserver la vie du malade, le chirurgien coupera toujours large afin d’être sûr d’enlever toutes les tumeurs.

Les incidences liées à l'opération ne sont pas prévisibles. Pour un même geste chirurgical,

les traumatismes différeront selon les patients, avec une récupération érectile très variable.

© Jean Frichet

48

Problèmes communs aux prostatectomies

Traumatismes du sphincter urétral

La prostate retirée, seul subsiste le sphincter urétral (bas) à commande volontaire pour gérer les mictions.

Plus ou moins collé à la prostate, selon les individus, il va subir des outrages justifiant des pertes d’urine.

Certains mettront quelques jours à récupérer, d’autres quelques mois pour retrouver une étanchéité partielle ou totale.

© Jean Frichet

49

Problèmes communs aux prostatectomies

Résultats de la prostatectomie

  • Stérilité

La prostatectomie radicale entraîne la stérilité puisque les canaux déférents permettant la sortie des spermatozoïdes sont coupés.

  • Surveillance et récidive

Le taux de PSA après prostatectomie doit être contrôlé entre 1 et 3 mois. Il doit être indosable, c’est-à-dire inférieur à 0,1 ng/ml (ou moins avec les nouvelles méthodes de dosage).

Le taux est ensuite contrôlé tous les ans pendant 6/7ans.

Sans remontée durant cette période, il est admis que le patient ne récidivera pas.

Au dessus d’un taux de 0.2 ng/ml, il existe un risque de maladie résiduelle et il sera prescrit un traitement adjuvant (complémentaire) sous forme de radiothérapie (rayons) ou d’hormonothérapie (médicaments)C:de Jeanprostate


La précocité du traitement de rattrapage favorise la guérison.

  • Résultats carcinologiques

Dépistages accrus et sélection des patients font que toutes les techniques chirurgicales ont des résultats identiques. Le taux de survie à 15 ans  est estimé à 80% pour les cancers intra-capsulaires. C’est au dessus d’un Gleason de 10 que ceux-ci s’altèrent.

© Jean Frichet

50

Séquelles de la prostatectomie

L’incontinence urinaire

La majorité des patients ayant subis une prostatectomie radicale sont confrontés à une période d’incontinence urinaire plus ou moins marquée. Cela est dû à la proximité du sphincter par rapport à la prostate lors de l’ablation et à la dénervation locale.

D’autres facteurs de risques existent, comme l’âge du patient, une tumeur plus grosse que prévue obligeant à couper plus large ou une sténose de l’anastomose.

Ces pertes se traduisent par des mictions impérieuses (dues aussi au port de la sonde urinaire qui modifie temporairement les capteurs nerveux de niveau de remplissage de la vessie) et des fuites urinaires à l’effort (faiblesse musculaire du sphincter).

Ces pertes doivent s’espacer puis disparaître, mais environ 20 % des patients ont une incontinence gênante un an après une prostatectomie.

© Jean Frichet

51

Séquelles de la prostatectomie

Traitements de l'incontinence

La rééducation périnéale

Pratiquée par des kinés spécialisés, elle consiste à renforcer la musculature périnéale par électro-stimulation. Elle doit être pratiquée avant et après l’opération.

L’implant sous-urétral

Il est conseillé aux patients avec une incontinence d’effort pure.

Disposé sous l’urètre périnéal, c’est une plaque de polyester qui comprime l’urètre à chaque envie involontaire d’uriner ou à chaque mouvement du bassin.

© Jean Frichet

 52

Séquelles de la prostatectomie

Traitements de l'incontinence

Le sphincter artificiel externe amovible

C’est un moyen simple et peu onéreux de couper tout écoulement urinaire intempestif par compression de l’urètre. Léger, discret et réglable, il laisse le sang circuler par les côtés.

Le sphincter artificiel interne

Il est réservé aux incontinents sévères. Il est composé d’un manchon gonflable qui entoure l’urètre qui est commandé par une pompe actionnée à la demande. Il demande une certaine maîtrise vis-à-vis de sa manipulation et exclu tout trouble de la conscience ou de perte d’autonomie. Ce matériel doit être changé tous les 10 ans environ.

Le traitement du futur : la thérapie musculaire cellulaire

Il suffit de 10% de cellules régénératrices d’un muscle pour permettre de régénérer ce même muscle.

© Jean Frichet

53

Séquelles de la prostatectomie

Traitements de l'impuissance

La qualité et la fréquence des érections avant l’opération, l’âge du patient, et l’étendue du geste chirurgical par rapport aux nerfs érecteurs seront déterminants dans la possibilité de retrouver de réelles érections.

A terme, on estime que seuls 50 % des patients auront retrouvés une vie sexuelle plus ou moins satisfaisante.



Pourquoi cela ne fonctionne plus …


Les bandelettes neuro-vasculaires véhiculent l’influx nerveux commandant les corps caverneux du pénis qui provoquent l’érection en se remplissant de sang. Même conservées, ces bandelettes de par leur extrême finesse sont traumatisées en les écartant. Ce simple geste entraînera une neurapraxie (atteinte réversible des corps caverneux contenus dans les bandelettes).

© Jean Frichet

54

Traitement de l’impuissance

Récupération


Le temps nécessaire à la récupération nerveuse est très variable selon les individus, mais il est nécessaire pour tous les opérés de favoriser cette reprise érectile en stimulant les mécanismes de l’érection.

En restant sans érection, la verge risque de subir des modifications hémodynamiques (liées aux facteurs régissant la circulation du sang) pouvant affecter définitivement la fonction érectile. L’absence d’innervation entraîne une diminution du débit artériel destiné aux corps caverneux, aboutissant à une hypoxie (diminution de la quantité d’oxygène dans les tissus), laquelle engendre une diminution des cellules musculaires dans les corps caverneux, conduisant à une fibrose des tissus (transformation) qui perdent leur souplesse, donc leur capacité à se remplir de sang.

Cette situation prolongée peut entraîner une ischémie chronique des corps caverneux (diminution ou interruption de l’irrigation sanguine)

En se pérennisant, cette ischémie a pour conséquence de diminuer la longueur du pénis et sa propension à gonfler. Ce phénomène s’accroît et s’aggrave de lui-même tant que la récupération nerveuse n’est pas obtenue.

Le retrait de la prostate et des glandes séminales impose de couper des veines, des artères et des nerfs périphériques. La dénervation partielle entraîne une apoptose, c'est-à-dire une diminution de la taille de la verge plus ou moins marquée selon les patients.

© Jean Frichet

55

Traitement de l’impuissance

Il faut empêcher la venue d’une ischémie chronique en rétablissant des érections médicalement assistées : oxygéner les tissus altérés, les régénérer par un apport sanguin.

Les traitements préposés sont donc de véritables rééducations sexuelles.

Le traitement oral (Viagra, Cialis, Levitra)

Ces médicaments ne peuvent être efficaces qu’en cas de préservation des bandelettes nerveuses et dans le cadre d’une réelle stimulation sexuelle.

Ils induisent un relâchement des muscles des corps caverneux, favorisant leur propension à se remplir de sang, donc à gonfler.

Il existe des effets secondaires : maux de tête, nausées, bouffées de chaleur …

Ils ont tous la même molécule. Non remboursés.

© Jean Frichet

56

Traitement de l’impuissance

L’auto-injection dans le pénis

Le patient s’injecte lui-même une drogue vaso-active dans les corps caverneux du pénis avant chaque rapport sexuel. L’injection se fait d’un seul côté, avec nécessité d’alterner à chaque fois.

Ce traitement permet des érections forcées quasi immédiates, même sans motivation sexuelle.

Le bon dosage est difficile à trouver et varie selon les individus.

Des effets secondaires sérieux interviennent fréquemment :

 le priapisme (érection bloquée, douloureuse, pouvant durer des heures et totalement néfaste aux corps caverneux : gangrène).

 l’apparition de nodules fibreux entraînant une courbure de la verge (10 % des pratiquants), le plus souvent après une certaine période d’utilisation du produit.

douleurs dans l’ensemble des parties sexuelles, saignements au point d’injection, se piquer dans un petit nerf

Remboursés.

© Jean Frichet

57

Traitement de l’impuissance

Le vacuum ou pompe à érection

Qu’il soit utilisé dans le but de permettre la pénétration sexuelle ou comme moyen d’entretenir la souplesse des corps caverneux, le vacuum représente le seul moyen naturel pour susciter des érections. Il n’engendre pas d’effets secondaires.

Le vacuum permet d’attirer le sang dans la verge par dépression périphérique.

La seule difficulté réside dans la nécessité d’empêcher l’entrée de l’air à la base du cylindre.

En retirant le cylindre, on risque de perdre l’érection par fuite veineuse (retour du sang). Pour l’éviter, on utilise un anneau pénien qui en enserrant la base du pénis va empêcher le sang de refluer en faisant garrot.

Le vacuum présente plusieurs avantages :

- c’est un traitement peu onéreux puisqu’il peut durer indéfini-ment, et ce, malgré son prix d’achat.

- il ne présente pas d’effets secondaires indésirables,

- il ne présente pas de risques d’interférence avec d’autres traitements (il peut être couplé avec la piqûre).

Il ne faut pas prolonger cette érection forcée plus de 30 minutes (gangrène). Ils ne sont pas remboursés.

© Jean Frichet

58

Traitement de l’impuissance

La prothèse pénienne

Les prothèses gonflables nécessitent de leurs utilisateurs de disposer d’une bonne dextérité manuelle et intellectuelle, également d’avoir des tissus caverneux sains et souples excluant toute fibrose.

Leur mise en place est justifiée après plusieurs années d’échec aux injections intra-caverneuses.

Le taux de satisfaction semble élevé et les complications rares.

Son principe et son maniement sont identiques à ceux du sphincter artificiel, sinon que l’anneau enserrant l’urètre est remplacé par 2 réservoirs souples prenant la place des 2 corps caverneux.

Les traitements du futur

Comme pour l’incontinence, des études sont en cours pour élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques aptes à favoriser la régénération nerveuse et vasculaire pénienne.

Parmi celles-ci, l’injection de cellules souches nerveuses fait l’objet d’expérimentations animales et des résultats concluants ont été rapportés. 

© Jean Frichet

59

L’opération chirurgicale est-elle un succès ?

Quelle que soit le type d’opération pratiqué, les organes enlevés (prostate et vésicules séminales) seront confiées à un laboratoire pour étude carcinologique au microscope afin de confirmer que toutes les tumeurs ont bien été enlevées, sans aucunes marges positives.

Il sera donc attribué un nouveau score de Gleason.

Ce n’est qu’à ce moment que l’on pourra réellement juger de la qualité de l’acte chirurgical.

Il est estimé qu’il faut de 5 à 7 ans sans récidive (PSA indétectable) pour s’estimer guérit.

© Jean Frichet

60

L’ostéopathie après prostatectomie

       Toute opération chirurgicale laisse des traces, surtout pour la prostate fortement innervée et vascularisée.

         Nerfs et vaisseaux coupés ou traumatisés, sectionnement des fascias, saignements à des degrés divers (donc adhérences), vessie descendue et pénis remonté pour réaliser l’anastomose (3 à 6 cm en moins) … nous ne pouvons en sortir indemnes !

         Il sera judicieux (après une période de convalescence favorable à la cicatrisation interne) de consulter un (bon) ostéopathe (formé au viscéral) qui remettra l’organisme en équilibre par son action sur la loge prostatique traumatisée (action sur la vascularisation, l’innervation, les fascias et l’environnement musculaire).

Bénéfique sur le plan général, l’ostéopathe favorisera la récupération érectile, notamment par rééquilibrage du noyau tendineux périnéen sur lequel s’accroche le bulbe du pénis. Du bon placement de ce noyau central dépend l’équilibre osseux et musculaire du petit bassin (avec une action sur le sphincter survivant puisqu’il est intégré au périnée).

© Jean Frichet

61

Ce synopsis est un condensé du livre "L'homme et sa prostate" de Jean FRICHET

Certaines pages du livre sont consultables sur le site www.homme-prostate.fr

Anatomie de la prostate

Les sphincters

L’appareil sexuel

     Toucher rectal

PSA

Biopsie

Surveillance active

     Prostatite - Traitements

Adénome - Traitements

Cancer - Types de cancers

      La chirurgie

Principe opératoire

Problèmes liés à l’opération

Séquelles de l’opération

     - Incontinence

     - Impuissance

Ostéopathie après chirurgie

Radiothérapie externe

Curiethérapie

Traitement par ultra-sons

Traitement hormonal

Chimiothérapie

l’essentiel sur la prostate en 79 vues

  

Haut de la page

© Jean Frichet  - Reproduction interdite

Site réalisé par : Jacques Stevens